Citations de Michel Onfray





Il n'est d'autre remède aux tyrannies que de cultiver l'énergie des puissances singulières, des monades.

Cynisme — Portrait du philosophe en chien


Mon corps paraissait s'échapper d'une faille pratiquée au rasoir sur ce que je ressentais comme le revers de mon cœur. La béance absorbait ma chair, mon sang et tout ce qui aurait pu se présenter sous forme d'âme.

L'Art de jouir — Pour un matérialisme hédoniste


Le néant est souhaitable et paraît doux quand la douleur anéantit toute maîtrise et que le corps est transformé en architecture animale.

L'Art de jouir — Pour un matérialisme hédoniste


Le langage, loin de combler l’abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l’impossibilité de communiquer.

L'Art de jouir — Pour un matérialisme hédoniste


Lorsque Barbey d'Aurevilly écrit sur Brummell, c'est pour extraire une théorie de ce qu'après Balzac on pourrait appeler la vie élégante. La plus belle réussite d'un dandy est l'emploi de son temps, et non son argent. Car il méprise l'or dans lequel croupissent les bourgeois. Son chef-d'œuvre est sa liberté, l'acquisition de sa liberté. Je me souviens d'une belle phrase de Nietzsche qui écrivait qu'un homme qui ne dispose pas des deux tiers de son temps pour son propre usage n'est pas un homme libre.

Le Désir d'être un volcan — Journal hédoniste I


Aux yeux des défenseurs de l'économisme, c'est lèse-majesté que de mettre en cause la vérité du dogme. Leur argument suppose toujours qu'on ignore trop les rouages délicats et fins de l'économie pour pouvoir dire quoi que ce soit de fondé sur le sujet — comme si, pour avoir le droit d'être athée, il fallait d'abord être docteur en théologie...

Politique du rebelle. Traité de résistance et d'insoumission


Pourquoi faut-il que les hommes soient si peu conscients du fait que, dans quelques secondes ou dans quelques dizaines d'années, ce qui est identique en regard de l'éternité, ils sont tous condamnés à mort et qu'ils devraient vivre en conséquence ?

Les Vertus de la foudre — Journal hédoniste II


Que cet aspirant bienheureux partage la même religion que les pilotes du 11 Septembre peut paraître bien singulier ! L'un porte le poids d'un chacal malencontreusement [écrasé] ; les autres jouissent d'avoir anéanti un maximum d'innocents. Le premier pense que le Paradis lui sera difficile d'accès pour avoir transformé en charogne un charognard ; les seconds imaginent que la béatitude leur revient de fait pour avoir réduit en poussière la vie de milliers d'individus - dont des musulmans... Le même livre justifie pourtant ces deux hommes évoluant chacun aux antipodes de l'humanité : l'un tend vers la sainteté, les autres réalisent la barbarie.

Traité d'athéologie


J’ai souvent vu Dieu dans mon existence. Là, dans ce désert mauritanien [...], dans un sanctuaire consacré à Ganesh ; dans la synagogue du quartier du ghetto, à Venise [...] ; à Palerme, au couvent des Capucins [...]

Traité d'athéologie


La création d’arrière-mondes ne serait pas bien grave si elle ne se payait du prix fort : l’oubli du réel, donc la coupable négligence du seul monde qui soit.

Traité d'athéologie


Quand la croyance fâche avec l’immanence, donc soi, l’athéisme réconcilie avec la terre, l’autre nom de la vie.

Traité d'athéologie


Plutôt la foi qui apaise que la raison qui soucie – même au prix d’un perpétuel infantilisme mental : voilà une opération de passe-passe métaphysique à un coût monstrueux !

Traité d'athéologie



Pas de haine pour l’agenouillé, mais une certitude de ne jamais pactiser avec ceux qui les invitent à cette position humiliante et les y entretiennent.

Traité d'athéologie


Tant que la religion reste une affaire entre soi et soi, après tout, il s'agit seulement de névroses, psychoses et autres affaires privées. On a les perversions qu'on peut, tant qu'elles ne mettent pas en danger ou en péril la vie d'autrui...

Traité d'athéologie


L'athéisme n'est pas une thérapie mais une santé mentale recouvrée.

Traité d'athéologie


Dieu est mort ? Cela reste à voir… Pareille bonne nouvelle aurait produit des effets solaires dont on attend toujours, et en vain, la moindre preuve.

Traité d'athéologie



Le silence de Dieu permet le bavardage de ses ministres qui usent et abusent de l'épithète : quiconque ne croit pas à Dieu, donc à eux, devient immédiatement un athée. Donc le pire des hommes : l'immoraliste, le détestable, l'immonde, l'incarnation du mal. Difficile dès lors de se dire athée. [...] On est dit tel, et toujours dans la perspective insultante d'une autorité soucieuse de bannir, mettre à l'écart et condamner.

Traité d'athéologie


Ludwig Feuerbach propose une explication de ce qu'est Dieu : les hommes créent Dieu à leur image inversée (...) Je suis mortel. Dieu est immortel ; je suis fini ? Dieu est infini ; je suis limité ? Dieu est illimité ; je ne sais pas tout ? Dieu est omniscient ; je ne peux pas tout ? Dieu est omnipotent ; je ne suis pas doué du talent d'ubiquité ? Dieu est omniprésent ; je suis créé ? Dieu est incréé ; Je suis faible ? Dieu est la Toute-puissance ; Je suis sur terre ? Dieu est au ciel ; je suis imparfait ? Dieu est parfait ; je ne suis rien ? Dieu est tout, etc.

Traité d'athéologie


L'enseignement du fait religieux réintroduit le loup dans la bergerie : ce que les prêtres ne peuvent plus commettre ouvertement ils pourraient désormais le faire en douce, en enseignant les fables de l'Ancien et du Nouveau Testament, celles du Coran, et des Hadiths sous prétexte de permettre aux scolaires d'accéder plus facilement à Marc Chagall, à la Divine Comédie, à la Chapelle Sixtine ou à la musique de Ziryab...

Traité d'athéologie



Enseigner le fait athée supposerait une archéologie du sentiment religieux : la peur, l'incapacité à regarder la mort en face, l'impossible conscience de l'incomplétude et de la finitude chez les hommes, le rôle majeur et moteur de l'angoisse existentielle. La religion, cette création de fiction, appellerait un démontage en bonne et due forme de ces placebos ontologiques - comme en philosophie on aborde la sorcellerie et la folie pour produire une définition de la raison.

Traité d'athéologie



L'époque semble athée, mais seulement aux yeux des chrétiens ou des croyants. En fait elle est nihiliste. Les tenants d'hier et d'avant hier ont tout intérêt à faire passer le pire et la négativité contemporaine pour un produit de l'athéisme.

Traité d'athéologie



La vieille idée persiste de l'athée immoral, amoral, sans foi ni loi éthique en vertu de quoi "si Dieu n'existe pas, alors tout est permis" (...) L'inverse me semble bien plutôt vrai : "Parce que Dieu existe, alors tout est permis...".

Traité d'athéologie


Trois millénaires témoignent, des premiers textes de l'Ancien Testament à aujourd'hui : l'affirmation d'un Dieu unique, violent, jaloux, querelleur, intolérant, belliqueux, a généré plus de haine, de sang, de morts, de brutalité que de paix...

Traité d'athéologie


La désaffection de la pratique ne témoigne pas du recul de la croyance. Mieux, la corrélation entre la fin de l'un et la disparition de l'autre semble une erreur d'interprétation? On peut même penser que la fin du monopole des professionnels de la religion sur le religieux a libéré l'irrationnel et généré une plus grande profusion de sacré, de religiosité de soumission à la déraison.

Traité d'athéologie



Nombre d'individus qui se croient athées professent sans s'en apercevoir une éthique, une pensée, une vision du monde imbibées de judéo-christianisme.

Traité d'athéologie


La messe dominicale n'a jamais brillé comme un lieu de réflexion, d'analyse, de culture, de savoir diffusé et échangé, le catéchisme non plus, ni même les autres occasions rituelles et cultuelles des autres religions monothéistes. Mêmes remarques avec les prières au mur des Lamentations ou les cinq occasions quotidiennes des musulmans : on prie, on pratique la réitération des invocations, on exerce sa mémoire, mais pas son intelligence. [...] Psalmodier, réciter, répéter n'est pas penser. Prier non plus. Loin de là

Traité d'athéologie


Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré...

Traité d'athéologie


Les monothéismes n’aiment pas l’intelligence, les livres, le savoir, la science. À cela, ils ajoutent une forte détestation pour la matière et le réel, donc toute forme d’immanence.

Traité d'athéologie


Puisque le fatras biblique suffit à toute science, l'Église passe à côté de toutes les découvertes majeures effectuées pendant les dix siècles où la poussée de l'intelligence est contenue mais pas stoppée par les autorités catholiques, apostoliques et romaines. Le progrès s'effectue grâce à des individus rebelles, des chercheurs déterminés, des scientifiques privilégiant la raison aux croyances de la foi. Mais si l'on examine un peu les réactions de l'Église face aux découvertes scientifiques sur les mille dernières années, on demeure stupéfait des ratages accumulés !

Traité d'athéologie


Étrange comme l'excision - la circoncision féminine, plusieurs langues utilisent le même mot pour les deux mutilations - des petites filles révulse l'Occident, mais ne génère aucune condamnation quand elle est pratiquée sur les petits garçons. Le consensus semble absolu, jusqu'à ce qu'on invite son interlocuteur à réfléchir sur le bien-fondé de cette opération chirurgicale qui consiste à retrancher une partie saine du corps d'un enfant non consentant sans raison médicale - la définition juridique de ...la mutilation. [...] le droit interdit toute intervention chirurgicale sans le motif médical d'une pathologie vraiment fondée.

Traité d'athéologie



Dans chacun de ces trois livres fondateurs, les contradictions abondent : à une chose dite correspond presque immédiatement son contraire, un avis triomphe, mais son exact opposé aussi, une valeur est prescrite, son antithèse un peu plus loin.

Traité d'athéologie


Hitler - Abu Ali en arabe - aime beaucoup la religion musulmane, virile, guerrière, conquérante et militaire par essence. Et de nombreux fidèles lui rendent sa politesse dans l'histoire : jadis le grand mufti de Jérusalem, mais aussi les militants antisémites et antisionistes de toujours qui recyclent d'anciens nazis aux places les plus élevés des états-majors et des services secrets proche-orientaux après la guerre, qui protègent, dissimulent et entretiennent de nombreux criminels de guerre du IIIe Reich sur leurs territoires - Syrie, Égypte, Arabie Saoudite, Palestine. Sans parler d'un nombre incroyable de conversion d'anciens dignitaires du Reich à la religion du Coran.

Traité d'athéologie


Des millions de morts, des millions de morts sur tous les continents, pendant des siècles, au nom de Dieu, la bible dans une main, le glaive dans l'autre : l'Inquisition, la torture, la question; les croisades, les massacres, les pillages, les viols, les pendaisons, les exterminations, les bûchers; la traite des noirs, l'humiliation, l'exploitation, le servage, le commerce des hommes, des femmes et des enfants; les génocides , les ethnocides des conquistadores très chrétiens, certes, mais aussi, récemment, du clergé rwandais aux côtés des exterminateurs hutus; le compagnonnage de route avec tous les fascismes du XXième siècle, Mussolini, Pétain, Hitler, Pinochet, Salazar, les colonels de la Grèce, les dictateurs d'Amérique du Sud; etc... Des millions de morts pour l'amour du prochain.

Traité d'athéologie


Le primitif subsiste dans le post-moderne, l’animal persiste en l’homme, la bête demeure dans l’homo sapiens...

Traité d'athéologie



L'islam est structurellement archaïque : point par point, il contredit tout ce que la philosophie des Lumières a obtenu depuis le XVIIIe siècle en Europe et qui suppose la condamnation de la superstition, le refus de l'intolérance, l'abolition de la censure, le rejet de la tyrannie, l'opposition à l'absolutisme politique, la fin de toute religion d'État, la proscription de la pensée magique, l'élargissement de toute liberté de pensée et d'expression, la promulgation de l'égalité des droits, la considération que toute loi relève de l'immanence contractuelle, la volonté d'un bonheur social ici et maintenant, l'aspiration à l'universalité du règne de la raison. Autant de refus clairement signifiés à longueur de sourate...

Traité d'athéologie


La laïcité se bat pour permettre à chacun de penser ce qu'il veut, de croire à son dieu, pourvu qu'il n'en fasse pas état publiquement. Mais publiquement, la religion laïcisée du Christ mène le bal. [...] dans le registre de la vie publique, les cadres, les formes, les forces, autant dire l'essentiel - éthique, politique, bio-éthique, droit, politique - demeure judéo-chrétien ! [...] Dépassons donc la laïcité encore trop empreinte de ce qu'elle prétend combattre. [...] Encore un effort, donc, pour déchristianiser l'éthique, la politique et le reste. Mais aussi la laïcité, qui gagnerait à s'émanciper plus encore de la métaphysique judéo-chrétienne, et qui pourrait servir vraiment dans les guerres à venir.

Traité d'athéologie


A l’heure où se profile un ultime combat – déjà perdu… – pour défendre les valeurs des Lumières contre les propositions magiques, il faut promouvoir une laïcité post-chrétienne, à savoir athée, militante et radicalement opposée à tout choix de société entre le judéo-christianisme occidental et l’islam qui le combat. Ni la Bible, ni le Coran. Aux rabbins, aux prêtres, aux imams, ayatollahs et autres mollahs, je persiste à préférer le philosophe. A toutes ces théologies abracadabrantesques, je préfère en appeler aux pensées alternatives à l’historiographie philosophique dominante : les rieurs, les matérialistes, les radicaux, les cyniques, les hédonistes, les athées, les sensualistes, les voluptueux. Ceux-là savent qu’il n’existe qu’un monde et que toute promotion d’un arrière- monde nous fait perdre l’usage et le bénéfice du seul qui soit. Péché réellement mortel...

Traité d'athéologie


Malek Chebel [...] propose pour accélérer le mouvement [de changement de l'islam], et ne pas attendre dix siècles, un Manifeste pour un islam des Lumières. Vingt-sept propositions pour réformer l'islam. En deux mots : si l'islam n'était pas l'islam il deviendrait nettement plus facile à défendre! Car que serait un islam féministe ? démocratique ? laïc ? individualiste ? égalitaire ? tolérant ? acceptant le jeu ? etc., sinon le contraire de ce qu'il est fondamentalement... Pas besoin, pour défendre ces vertus occidentales, d'en appeler à un livre et une tradition qui les condamnent depuis toujours : l'abandon des références au Coran et aux Hadith paraît bien plus préférable pour réaliser le projet des Lumières de Malek Chabel !

Traité d'athéologie



On connaît les rapports entretenus par le Vatican avec le national-socialisme [...] On connaît moins bien la défense faite par Adolf Hitler de Jésus, du Christ, du christianisme, de l'Église... La lecture de Mon combat suffit pour constater de visu la fascination du Führer pour le Jésus chassant les marchands du Temple et pour l'Église capable d'avoir construit une civilisation européenne, voire planétaire.

Traité d'athéologie


Contraindre un philosophe à rentrer dans une case de l’histoire des idées contribue à le dévitaliser, voire à désamorcer son originalité. La réputation se réduit toujours à la somme des malentendus accumulés sur son compte.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques



L’hédonisme comporte une partie bien souvent oubliée. L’aspect positif de recherche du plaisir éclipse la plupart du temps son corrélat : l’évitement du déplaisir.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques



Autrui ne constitue pas la mesure de soi, il s’agit de viser des objectifs plus élevés. Un quidam vaut moins, en termes d’idéal, qu’un objectif haut placé comme la vie bienheureuse.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


Très probablement, la joie philosophique consiste à vivre au-dessus des contingences habituelles, à côté des préoccupations du plus grand nombre, dans un autre endroit que sur la scène triviale du quotidien de l’homme de la rue.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


L’essentiel consiste à jouir de l’instant, à demander au présent ce qu’il peut donner, et rien d’autre. […] L’hédonisme célèbre l’instant et se défie du passé ou du futur : aller chercher ailleurs que dans cette dimension ponctuelle du temps les occasions de jubiler, voilà une erreur.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


La lucidité s’acquiert ainsi : ne pas se contenter de l’apparence, bien souvent trompeuse, récuser les évidences transmises de génération en génération pour préférer le travail philosophique, écarter les opinions, opter pour l’investigation.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


Quand le philosophe digne de ce nom travaille, le prêtre recule.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


Redescendre le ciel sur terre, voilà l’objectif de tout philosophe hédoniste. Et pour ce faire, la religion campe l’ennemi prioritaire. Les religions plutôt, toutes.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques



Une vie heureuse, bien remplie, dont on ne regrette rien conduit à la sérénité : le sentiment d’accomplissement vaut tous les sédatifs ; idem si l’on a eu une existence sinistre, déplorable et nulle : on n’a dès lors aucune raison de regretter la fin d’une triste partie. Dans les deux cas, et personne n’échappe à cette alternative – vie réussie ou ratée … -, la mort n’est pas une catastrophe.

Contre-histoire de la philosophie I — Les sagesses antiques


Si le royaume des cieux appartient aux pauvres, nul doute qu’au Vatican se compte un nombre considérable de damnés.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


Puisque Dieu donne aux hommes la possibilité de vivre dans le plaisir, qu’est-ce qui justifie qu’on y renonce ? Quelle étrange perversion ? Sinon une singulière haine de soi, une pulsion de mort retournée contre sa propre personne …

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


L’écriture peut-elle viser autre chose qu’une mise au point avec soi, une catharsis, une purification aristotélicienne ? Viscérale, sincère, authentique, la fabrication d’un livre obéit aux lois de la psychologie des profondeurs.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d’aborder sereinement la mort.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


Seul penser la mort apprend à vivre ; ce qui se lit aussi à l’envers : seul penser la vie apprend à mourir.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


La mesure permet d’éviter la satiété qui engendre le dégoût. Trop avoir, tout avoir ne permet pas une satisfaction simple ni sereine.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


Dans notre rapport à l’autre sexe, à notre désir et notre plaisir, nous agissons en chrétiens – même si nous nous croyons athées, agnostiques ou mécréants.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


Les bibliothèques ne servent qu’à cela : offrir des occasions de méditer, penser, réfléchir sa vie, son existence.

Contre-histoire de la philosophie II — Le christianisme hédoniste


La philosophie, l'art et la religion existent parce que la mort oblige les hommes à inventer des parades pour ne pas avoir à succomber et à trembler d'effroi devant elle.

La Lueur des orages désirés — Journal hédoniste IV


Il n'y a pas d'amis : il y a des moments d'amitié.

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